Test : Ballast Trafalgar

La grande mode actuelle est au minimalisme, et au vintage. Ça, on l’aura compris… Mais pour ceux qui ne veulent ni de minimalisme, ni de vintage ? Vers quoi se diriger ?

Ballast a pensé à vous, en proposant depuis peu une montre hors du commun, nommée Trafalgar.

Ok, son nom ne vous plait pas, je comprends. Pour la petite histoire, la bataille de Trafalgar oppose le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres du vice-amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice admiral Nelson (merci Wikipedia).

Pour nous français, ce nom n’est pas très adapté, puisque nous avons perdu cette bataille. Je vous demande donc de mettre de côté le jugement que vous avez déjà établi sur ce nom, et de vous concentrer plutôt sur la montre, elle vaut le coup !

La vidéo que vous découvrez ci-dessous a été tournée (toujours par mes soins) avec un tout nouveau matériel. J’investis régulièrement un peu de mon argent pour faire progresser La Petite Trotteuse, j’espère que vous en apprécierez le résultat !

 

La marque

Comme toujours, je vous propose un petit descriptif de la marque. Malheureusement le site Ballast1903.com ne propose que peu d’informations sur ses origines, donc j’ai creusé un peu ailleurs.

Ballast est une marque qui souhaite rendre hommage aux sous-mariniers anglais du début du 20ème siècle. Leur énergie, leur force, et leur muscle sont les 3 axes que la marque utilise pour construire son image.

Cette marque rend donc hommage aux marins britanniques qui ont connu des conditions de vie extrêmement difficiles.

Cependant… Il y a un mais !

La marque n’affiche à aucun endroit (ou alors je n’ai pas trouvé) son origine géographique. Bien que la culture anglaise soit présente sur le site et que les noms employés soient clairement identifiables, à aucun endroit l’adresse du siège n’est mentionnée. S’agit-il d’une marque chinoise qui se cache derrière un nom anglais ?

Toujours est-il que Ballast est une marque intéressante, et la montre que je vous propose de découvrir vaut vraiment le détour.

 

La montre

Autant être clair, cette montre ne s’adresse pas à tout le monde. Si certains designs peuvent être mixtes, il en est moins pour les dimensions, parfois trop importantes pour un poignet féminin. Ici, même pour un poignet masculin, c’est une montre imposante.

Ballast mise sur un design très expressif, aux traits acérés, presque violents. Le rendu est superbe, mais nous sommes à des années lumières d’une montre simple, légère, et épurée… C’est même l’exact inverse.

L’esprit militaire et robuste qui se dégage de cette montre est réellement impressionnant. Quand j’ai ouvert la boite et que j’ai découvert cette imposante montre, j’ai été d’abord surpris, puis séduit.

Vendue à 490$, c’est une montre plutôt haut placé en terme de prix abordable, mais ça se justifie par pas mal d’arguments que vous trouverez ci-dessous !

 

Le boitier

Il y a plusieurs éléments qui font qu’une montre peut être plus ou moins imposante, et le principal est évidemment le boitier. Sur une montre comme ma Skagen ou ma Nowa, le boitier est très fin, épuré, et permet d’avoir un rendu très “léger” visuellement.

Sur cette Trafalgar, le boitier est monstrueux. Elle ne doit pas cette monstruosité uniquement à ses dimensions de 46,5mm de diamètre et 14,5mm d’épaisseur.

Les formes, les couleurs, les découpes, le matériau, sont autant de critères qui entrent en compte pour évaluer un boitier.

Ici il est en acier 316L noir, un acier résolument épais et lourd, puisque la montre pèse 150 grammes sur la balance. La lunette rotative est elle aussi très massive, avec son double cerclage or rose + noir. Les petits crans placés tout autour sont très bien vus, et permettent de la manipuler facilement.
L’étanchéité est importante, avec ses 100m annoncés.

Sur le côté gauche du boitier on remarque une petite plaque visée, sur laquelle sont gravées le nom de la montre, et le slogan de la marque “We come unseen”.

De l’autre côté, on trouve un ingénieux système de couronne visée pour régler l’heure et la date. Cette couronne est tout aussi massive, et n’est pas sans rappeler les goupilles de grenades. Spécial, mais réussi.

Je reviens sur la manipulation du mouvement un peu plus bas, dans la partie “Le mécanisme”.

L’omniprésence du noir est coupée par l’ajout de touches de couleur laiton, ou or rose. Ces détails sont plutôt nombreux et bien visibles, ce qui permet de ne pas avoir un gros bout d’acier noir au poignet.

L’ouverture à l’arrière du boitier est bienvenue, puisqu’elle permet d’entrevoir une partie du mouvement automatique qui y loge.

Globalement, ce boitier est imposant, mais très réussi. Les finitions sont excellentes, le moindre petit écart entre deux pièce est maitrisé, et l’ajustement de la lunette sur le boitier inspire largement confiance.

 

Le cadran

Pièce maitresse dans le design d’une montre, le cadran est un élément sur lequel chaque marque doit miser gros. Ici, Ballast a choisi d’optimiser au mieux le contraste, et d’avoir une lisibilité excellente.

Le fond noir tranche très bien avec le doré des indexes, et surtout celui des aiguilles. En effet, les aiguilles des heures et celle des minutes sont plutôt larges, et savent tout de même rester discrètes.
La découpe qui est présente au niveau de leur base est la bienvenue, elle permet d’apporter un peu de légèreté à l’ensemble.

Seuls deux indexes numériques sont présents, à 12h puis à 6h. Leur dimension est imposante, mais cela ne nuit pas au look, au contraire. Ces deux indexes sont décorés d’un métal brossé de la même couleur que la lunette.

Plus globalement sur cette montre, les couleurs sont très bien choisies.

Un dateur est présent à 3h, et se contente en fait d’être une simple découpe rectangulaire dans le fond du cadran. Cette découpe laisse entrevoir la date du jour, ainsi que les 30 autres dates inscrites sur le cercle.

Le logo “B” est placé à 9h, et bien qu’il soit très imposant, il ne gêne pas du tout à la lecture de l’heure. Chaque minute est très facilement lisible, et surtout très rapidement. Un simple petit coup d’oeil sur le cadran vous donnera l’heure instantanément.

La trotteuse effectue un mouvement fluide (merci le mécanisme automatique) et son extrémité est peinte en rouge. Un petit détail de couleur qui est bien vu !

Malheureusement, il manque une luminescence sur les aiguilles. On aurait apprécié que les deux zones des aiguilles soient recouvertes d’un SuperLuminova, ainsi que quelques indexes.

 

Le bracelet

Alors que certaines marques font l’impasse sur la qualité du bracelet et privilégient le design, ou le prix.

Ici, avec cette Ballast Trafalgar, ce n’est pas le cas. Le bracelet fourni avec est en cuir véritable, et c’est du cuir de buffle italien.

Il est très épais (environ 2mm) et plutôt raide, même s’il reste très confortable.

Sa teinte marron foncée est ponctuée de petites surpiqures dans un marron légèrement plus clair. Les bords sont quant à eux peints en noir, de façon à rappeler la couleur du boitier.

Ce bracelet est vraiment de bonne qualité, tant au niveau des coutures, que des matières et surtout du confort. Les perforations rectangulaires sont parfaitement découpées et accueillent la boucle ardillon sans forcer.

La boucle ardillon est d’ailleurs vraiment impressionnante, de par sa taille et son look. Elle est dans le même acier que le boitier, et dans la même teinte noire.

Un sous marin est découpé dans cette boucle, pour rappeler les origines de la marque, et c’est vraiment bien vu. En plus d’être beau et confortable, il est aussi bien pensé, avec ses pompes d’attache rapide qui permettront d’enlever le bracelet en un clin d’oeil.

 

Le mouvement

Ballast ne propose que deux modèles actuellement, et ceux-ci ont un point commun : un mécanisme automatique.

Cette Trafalgar utilise un mouvement à 3 aiguilles et dateur d’origine japonaise, de marque Miyota. Ce mouvement est particulièrement silencieux et fiable.

Le réglage se fait quant à lui en dévissant la couronne placée à 4h…

Cette manipulation est, au début, très amusante, mais se révèle vite être pénible. En effet, cela prend bien plus de temps à régler qu’un mécanisme de couronne “ordinaire”, où il suffit de tirer dessus et de tourner.

Ici, il faut dévisser la couronne, appuyer sur le bouton pour que la pastille d’à côté se soulève, et tourner la lunette autour du cadran pour régler la date. Il faut recommencer l’opération pour l’heure… Au début c’est drôle, mais quand on a que quelques minutes le matin, c’est agaçant.

Il n’en rest que ce fonctionnement est très original et vaut le coup d’oeil. Ce genre de technique est d’habitude réservé aux montres haut de gamme, à des prix bien plus élevés.

 

Le packaging

Quel dommage… Une montre vendue 490$, et un emballage premier prix.

Je suis d’accord que la boite n’a que peu d’importance puisque c’est la montre que l’on achète, mais tout de même… Dans cette gamme de prix, on s’attend à avoir un travail plus conséquent, et une boîte (au minima) agréable à regarder.

Ici la montre est livrée dans une boite en carton épais recouvert d’une texture imitation cuir. Cette texture est clairement fausse, elle ne donne même pas l’illusion d’une vraie imitation.

La montre est fixée sur un petit coussin noir, lui aussi en imitation cuir… Certes, ça fait le job ! Mais encore une fois, je pense qu’à ce prix, ils pourraient faire un léger effort.

La marque Dan Henry livre par exemple un watch roll, alors que Straits Foundry offre une belle boite en bois… Et c’est sans parler de Xicorr qui envoie la montre dans une boite métallique très utile, ou de William L. 1985 qui fourni un étui très réussi…

 

Conclusion

Dans le royaume des montres imposantes et massives (dans le bon sens du terme) s’ajoute une marque très intéressante, Ballast.

Même si cette marque ne fait pas dans la perfection à tout niveaux, elle fourni une montre qui est un vrai coup de coeur, tant elle est de bonne qualité et agréable à porter.

Les 150 grammes de l’ensemble se font vite oublier, tant la construction est solide et le bracelet de bonne qualité.

La lisibilité est excellente et le schéma de couleurs est parfait. D’ailleurs, elle existe dans d’autres déclinaisons si vous le souhaitez.

Vendue 490$ (450€), c’est une excellente montre, mais qui aurait mérité un effort supplémentaire au niveau de l’emballage.

Le système de réglage est terriblement intéressant, mais se révèle être contraignant quand vous devez régler votre montre tous les 4 jours…

Toujours est-il que Ballast nous propose ici un vrai monstre de robustesse et un succès en terme de design. Elle vous plait ? Foncez !

 

Acheter la Ballast Trafalgar ici (490$)

Les plus Les moins
  • Design très réussi
  • Excellente lisibilité
  • Robustesse impressionnante
  • Bracelet excellent
  • Lourde, mais bien équilibrée
  • Sort des sentiers battus !
  • Le packaging aurait mérité d’être bien plus travaillé
  • Le système de couronne est super, mais n’est pas rapide à utiliser.

 


 

BOITIER CADRAN
Taille : 47,5mm. Epaisseur : 14,5mm.
Matière : acier 316L noir.
Verre : saphir.
Etanchéité : 10ATM.
Couleur du cadran : noir + or rose.
Affichage : analogique.
Complication : date.
BRACELET MOUVEMENT
Matière du bracelet : cuir.
Largeur du bracelet : 22mm.
Type : boucle ardillon.
Couleur du bracelet : marron et noir.
Type de mouvement : automatique.
Marque : Miyota.
[simple_tooltip content=’Si la montre ne fait aucun bruit audible, elle passe le test !’]Test du chevet : OK[/simple_tooltip]

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3 comments
  1. Bonjour je ne réussi pas à acheter une montre ballast à partir du lien que vous fournissez y a t’il un autre moyen ou est que c’est moi qui ne regarde pas à la bonne place?

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