Test : Baltic Bicompax

Vous le savez, à La Petite Trotteuse, on adore les montres. Toutes les catégories sont appréciées, de la montre sportive à la celle élégante, en passant par la plongeuse ou la montre un peu fun tout en plastique.

Mais il y a tout de même un type de montre qui ressort vraiment du lot et que me tape dans l’oeil, ce sont les montres typées « vintage » avec une touche de sportivité. Alors évidemment, les deux ensemble, ça ne peut que me taper dans l’œil.

La montre que je vous présente ici n’est pas sortie très récemment, mais elle a du coup l’avantage d’avoir eu le temps de faire ses preuves, et de se faire apprécier.

La Baltic Bicompax est la gamme chrono du constructeur français. Elle est vendue à 649€, ce qui est un budget légèrement supérieur à celui de La Petite Trotteuse. Mais justement, est-ce que ce prix est justifié?

 

La marque

Baltic est une marque française qui ne vient pas de faire son apparition, puisqu’elle est née en 2015 et a fait son apparition en 2016.

Elle a déjà fait ses preuves puisque les plus grands médias qui ont des rubriques « horlogères » ont mis en avant cette marque. De même, les quelques commentaires  que La Petite Trotteuse a reçu sur les publications Instagram et Facebook prouvent bien que c’est une marque appréciée.

L’idée de Baltic est de rendre hommage aux montres des années 40 qui, pour les créateurs, sont celles qui ont le plus de cachet.

Avec un diamètre de boitier plutôt contenu, des lignes brutes et un mouvement mécanique, cette montre est clairement basée sur l’aspect traditionnel de l’horlogerie que sur les technologies modernes et électroniques.

Baltic justifie aussi ses prix par un assemblage en France, à la main, et par des horlogers expérimentés.

Ajoutons que la marque s’est fait connaître sur Kickstarter grace à un financement record de plus de 510 000€.

 

La montre

La Bicompax est la gamme « chronographe » de Baltic. Une autre collection existe aussi, la HMS qui a exactement le même design, sans la fonctionnalité de chrono.

Avec son look résolument vintage et très soigné, c’est une montre qui ne peut être qu’appréciée.

Certes, son prix de 649€ est plutôt élevé par rapport à ce que je vous présente d’ordinaire sur La Petite Trotteuse. Mais, ce prix, et bien… il est justifié.

 

Le boitier

Ce qui impressionne instantanément avec ce boitier, c’est son rapport gabarit / robustesse.

En effet, son diamètre contenu de 38mm est remarquable, puisqu’il s’agit d’un réel hommage aux montres anciennes, qui étaient bien plus petites que les actuelles.

Les revêtements sont variés, avec une prédominance brossée sur toute la surface, sauf sur le contour de la lunette qui est poli. Le rendu est très esthétique puisqu’il permet d’avoir un aspect discret avec une touche de brillance.

Les cornes d’attache du bracelet sont épaisses et paraissent très solides. Cette épaisseur permet aussi d’avoir un boitier au rendu robuste et épais. Les cornes sont percées à l’extérieur, de façon à pouvoir chasser les goupilles du bracelet, comme sur les montres d’antan.

Les boutons du chrono sont de forme « champignon » et sont polis. Leur utilisation est à la fois ferme et qualitative, puisque c’est une montre alimentée par un mécanisme mécanique à remontage manuel (nous revenons dessus quelques paragraphes en dessous).

La couronne de réglage est plutôt large mais est fine, et se manipule très facilement. Parfait pour une montre mécanique à remontage manuel. Évidemment, elle est gravée du logo de Baltic.

L’arrière du boitier est vissé, et en verre transparent, mais c’est une option à 30€. De base il est plein, avec le logo Baltic au milieu. Je vous conseille d’opter pour cette option qui laisse entrevoir le très beau mécanisme qui s’y cache.

 

Le cadran

Cette Bicompax offre un cadran à la fois soigné, épuré, et lisible.

Comme pour la globalité de la montre, l’aspect vintage est de mise, avec une palette de couleurs à la fois rétro et moderne. Le fond « clair » n’est pas parfaitement blanc, mais plutôt crème.

Un petit chemin de fer noir fait le tour du cadran, et sa largeur d’un bon millimètre le rend discret mais visible.

Le cadran à 3h affiche les 30 minutes de mesure du chrono, et celui à 9h indique la seconde permanente (celle de l’heure actuelle).

La forme « feuille » des aiguilles renforce cet aspect rétro/traditionnel, et ne nuit en aucun cas à la lisibilité.

La trotteuse du chrono est bleue tandis que les autres aiguilles sont noires. Ce détail est appréciable, puisque sa peinture bleutée est du plus bel effet, surtout sous les rayons du soleil.

Les indexes horaires sont de simples petites pastilles noires, et seulement deux indexes numériques sont placés sur le cadran, pour 12H, et 6H.

Un rappel du logo de la marque est à 12h, et celui de la référence de la montre et du mouvement à 6h avec la mention « Bicompax, manuel ».

 

Le bracelet

Beaucoup de marques misent sur un bon rapport entre design et prix, et laissent parfois de côté le bracelet, au profit d’un choix très peu coûteux et généralement peu qualitatif.

Baltic fait le choix d’un magnifique cuir de veau français, décoré d’une surpiqûre crème. Le rendu est esthétiquement très satisfaisant.

Au poignet, la largeur de l’entrecorne est appréciable, et les proportions avec le boitier sont parfaites.

La boucle ardillon en acier est plutôt classique et le logo Baltic qui y est gravé est le bienvenu.

La marque offre 3 coloris pour son bracelet en cuir : lion, tobacco, et noir. Sur ma version, c’est la couleur Tobacco, un marron très profond, et aui ne reflète que très peu la lumière. L’extrémité pointue du bracelet rappelle aussi les anciens bracelets de montres.

 

Le mouvement

Clairement, je ne suis pas un expert de la partie mécanique, donc je vais me fier au discours de Baltic.

La Bicompax utilise un mouvement Seagull, le constructeur qui a le plus gros volume de production de mécanismes au monde.

Ce mouvement est un ST1901, et il s’agit en fait d’un Venus 175, un mouvement d’origine Suisse, dont le brevet a été revendu aux chinois de Seagull.

Cette montre est donc animée par un mouvement mécanique à remontage manuel de grande qualité, puisque d’origine Suisse.

Ce mouvement oscille à 18’000 alternances par heure, et permet une précision d’un 1/5ème de seconde. Sa réserve de marche (l’autonomie) est de 45 heures.

 

Le packaging

Pour son emballage, Baltic mise sur un choix plutôt intelligent, à la fois esthétique et économique.

La montre est livrée dans une boite plutôt volumineuse de 17x11x7cm. Cette boite est bicolore, avec une partie haute en liège, et le bas en carton épais noir.

Le rendu extérieur est très séduisant. Pour garantir un bon transport, cette boite est couverte d’une surboite épaisse en carton noir rigide.

A l’intérieur de la boite on découvre la montre, placée sur un petit support circulaire, et pas tout à fait au centre. Le rendu est vraiment très séduisant, et la montre parait être simplement « posée » dans la boite. L’intérieur est en feutrine bleu foncée.

On trouvera aussi à l’intérieur la notice d’utilisation, qui fait aussi office de certificat de garantie.

Pour résumer, cet emballage est vraiment très beau, et protège parfaitement bien la montre pour son transport.

 

Conclusion

Baltic est une marque française qui mise sur un excellent rapport entre vintage, moderne, et qualitatif.

La montre qui en résulte est tout bonnement magnifique. Son look est une belle alliance entre compacité et élégance, saupoudré d’une touche de sportivité grâce au chronographe.

Au poignet c’est une montre très agréable. Son poids et son gabarit contenus font d‘elle une excellente montre pour tous les jours, d’autant plus qu’elle est très lisible.

Son prix de 649€ est certes élevé, mais se justifie par différents points. Tout d’abord, cette montre est entièrement assemblée et réglée en France. Ensuite, son look ! Elle est clairement superbe, et pour être très honnête, j’ai rarement vu une telle qualité sous la barre des 1000€.

La qualité de la montre, de son mouvement, de son packaging et simplement l’émotion qu’elle provoque quand vous la passez au poignet sont autant d’arguments qui justifient son prix.

Alors évidemment, elle pourra paraître chère pour certains, mais si l’on considère ses caractéristiques et son look, elle donne à réfléchir. Prenez le temps d’y réfléchir, et, si elle vous intéresse, ne l’achetez pas sur un coup de tête.

 

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(649€)

 

Les plus
  • Design très réussi (look, lisibilité, soin des détails)
  • Compacte mais pas ridicule au poignet
  • Mouvement de très bonne qualité
  • Qualité d’assemblage
  • Le charme d’un mécanisme à remontage manuel
  • Packaging très séduisant
  • Choix des coloris (cadran et bracelet)

 

Les moins
  • Dommage qu’il n’existe pas une version plus grande, pour les larges poignets. Mais si l’on considère qu’il s’agit d’un hommage aux montres des années 40, c’est compréhensible.

BOITIER
Taille : 38mm. Epaisseur : 12mm.
Matière : acier inoxydable 316L.
Verre : bombé en Hésalite.
Etanchéité : 5ATM.
Poids : 60gr.
CADRAN
Couleur du cadran : crème, détails noire, trotteuse bleue.
Affichage : analogique.
Luminescence : -.
Complication : dateur.
BRACELET
Matière du bracelet : cuir veritable.
Largeur du bracelet : 20mm.
Type : boucle ardillon gravée.
Couleur du bracelet : Tobacco.
MOUVEMENT
Type de mouvement : mécanique.
Marque : Seagull ST1901 (Venus 175).

 

Notez que comme pour tous les tests, je donne mon vrai avis. Mon « emballement » pour cette montre se justifie par les arguments que j’avance dans les textes ci-dessus. Je ne suis en aucun cas payé par Baltic pour dire du bien de cette Bicompax.

 


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