Filippo Loreti Okeanos – Test et avis

Une montre typée plongée, avec un jeu de couleur intéressant, et un look sympa.

Il y a un peu plus de 4 ans, je présentais la marque Filippo Loreti. Elle venait de terminer sa campagne de financement Kickstarter, et s’était soldée par une explosion du montant demandé.

C’est une marque qui utilisait des mots très forts, pour vendre des montres à la fois étonnamment peu chères, et soit disant très luxueuses. Je l’avais dis : je ne crois pas à ce genre de discours.

Quand on parle de luxe, et en particulier dans la bijouterie et l’horlogerie, on touche à un public exigeant, connaisseur et qui s’attend à un niveau de qualité élevé. Quand on vend une montre à 150€, et même à 500€, on ne peut pas se défendre de vendre du luxe. C’est tout bonnement impossible. Les matériaux, l’assemblage, les composants… tout ces éléments sont coûteux, et ne sont pas valorisés au même niveau suivant les marques.

Mais cette année, c’est la marque qui m’a contacté. Et je me suis dis que plutôt que de rester sur mon apriori, autant juger par moi-même. Et c’est pourquoi vous découvrez ici un modèle, plutôt sobre, baptisé Okeanos.

En bref : Filippo Loreti Okeanos
Boitier (diamètre) 42mm
Boitier (épaisseur) 12mm
Boitier (matière) Acier inoxydable
Mouvement Quartz Miyota 2025
Verre Minéral
Etanchéité 10ATM (100m)
Bracelet Acier inoxydable
Entrecorne 20mm
Cadran Gris, touches orange
Luminescence Indexes et aiguilles
Complication(s)
Prix 145€

La marque

Filippo Loreti est une marque jeune, lancée en 2015 à travers une campagne de financement participatif. Son origine est plutôt floue. En réalité, quand la marque a pointé le bout de son nez il y a quelques années, elle s’est vendue comme “italienne”.

Un nom qui sonne italien, une inspiration des villes les plus connues… Sauf que le “scandale” est arrivé, puisque certains ont découvert que son origine est lituanienne. Ce n’est pas grave, nous sommes d’accord, mais ce manque de clarté me gêne. Je trouve ça peu honnête et assez trompeur.

Filippo Loreti a utilisé cette image italienne, et c’est plutôt malin… L’Italie est connue pour son luxe, pour ses marques très prestigieuses, et pour son style de vie très élégant, raffiné… Quoi de mieux comme adjectifs pour qualifier une marque horlogère ?

Toujours est-il que, si on met de côté l’origine, on remarque que la marque commercialise des montres très colorées (pour le modèle Venice par exemple) et à prix vraiment bas (entre 150 et 500€).

La montre

Cette Okeanos est une gamme plutôt discrète sur le site de Filippo Loreti, puisqu’il n’existe qu’un seul modèle, décliné en 7 coloris. Ce qui m’a attiré c’est sa sobriété, surtout dans la version grise que j’ai choisi.

C’est une montre à quartz, vendue à 265€ d’habitude, en ce moment soldée à 146€.

Elle est plutôt classique, fournie sur un bracelet en métal à maillons larges, et décorée d’une touche de orange sur la lunette.

Le boitier

La Okeanos dispose d’un boitier plutôt ordinaire, aux dimensions actuelles : 42mm de diamètre pour 12mm d’épaisseur. Ce sont des proportions qui ne la rendent pas compacte, mais qui ne font pas d’elle un monstre au poignet.

Il est construit en acier inoxydable, et son revêtement est une alternance de brossé / poli, sur les flancs et les arêtes. Le rendu est plutôt propre et bien réalisé.

Cependant, je trouve ce boitier plutôt “léger”, il donne une impression de fragilité (qui n’est probablement qu’une impression).

Sur la face avant, on trouve une lunette rotative unidirectionnelle à 84 clics… C’est assez étrange, on a ici un nombre de clics (de graduations pendant la rotation) qui n’est pas habituel. D’ordinaire, la lunette dispose de 60 ou 120 clics, de façon à mesurer une minute, ou une demi-minute. Etrange.

Cette lunette est décorée d’une bande orange entre 0 et 15 minutes. Le reste est imprimé en gris clair. On trouve à 3h la couronne de réglage, non vissée, décorée d’un petit trident, en hommage au titan Okeanos. Le dos de la montre est décoré du personnage, en gravure très bien réussie.

Globalement, c’est un boitier plutôt classique, puisqu’il colle bien à l’image d’une montre “de plongée”. Avec son étanchéité de 10ATM, vous pourrez aller dans l’eau sans souci.

Le verre est un minéral revêtu d’un traitement saphir. C’est bien, mais c’est moins bien qu’un saphir tout court.

Le cadran

Filippo Loreti propose un cadran plutôt simple et épuré pour cette Okeanos.

On trouve sur toute la partie périphérique un chemin de fer blanc, découpé aux 4 heures “principales”. Les indexes horaires ont une forme bien sympathique, et sont luminescents.

Le fond est gris foncé mat, et manque un peu (d’après moi) de travail. J’aurais aimé un aspect un peu plus travaillé, pourquoi pas soleillé comme sur les Briston.

Les aiguilles ont une forme très jolie. L’aiguille des minutes est en forme “dauphine”, tandis que celle des heures est plus découpée.

On ne trouve ni dateur ni trotteuse. Le logo de la marque prend place à 12h, et la mention Water Resistant 100m est à 6h.

Ce cadran est à la fois simple et très lisible. J’apprécie le fait qu’il ne soit pas tout à fait ordinaire, et qu’il ne reprenne pas 100% des codes des montres de plongée. Ça change, et c’est agréable.

Le bracelet

La Okeanos est livrée sur un bracelet en acier à grosses mailles. Même si visuellement il est réussi, en terme de qualité et de confort, c’est plutôt moyen.

J’ai assez peu porté la montre et quelques rayures (peu profondes) sont déjà visibles au niveau de la boucle. De même, le revêtement brossé attire les traces de doigt comme ce n’est pas permis.

C’est assez dommage puisque les détails sont plutôt soignés, avec le “Filippo Loreti” sur la boucle, des maillons polis et brossés, et des “endlinks” (les petites pièces qui font la jonction entre le bracelet et le boitier) bien ajustés.

Mais au poignet, le ressenti est mitigé. Si je compare avec celui de la OceanX, il n’y a pas photo, celui de cette Okeanos est peu confortable. Sa rigidité mène à quelques épilations surprise, et son poids donne une impression de fragilité.

Il faudra donc anticiper un peu, et éventuellement se procurer un autre bracelet pour cette montre. Notez que vous devrez en chercher un de 20mm de largeur, une dimension standard.

Le mouvement

Quand on pense aux montres de plongées (notamment sur La Petite Trotteuse) on pense logiquement à un mouvement automatique. Nombreuses sont celles dotées du calibre NH35 de Seiko.

Ici, Filipo Loreti a fait le choix du quartz, le calibre 2025 de Miyota. Je n’ai rien contre le quartz de manière générale, mais à 265€ (prix de base), on s’attend à un mouvement mécanique.

Le calibre 2025 est assez basique, offre une durée de vie de 3 ans avec une pile, et ne possède que deux aiguilles.

Le packaging

La montre est livrée dans une boite en carton épais noir, plutôt simple. Elle est décorée d’une jolie surimpression en noir brillant, et on trouve à l’intérieur un petit mot de remerciement.

Le tout est accompagné de mailles supplémentaires, d’un petit chiffon et d’un document d’instructions.

C’est un packaging à la fois simple et efficace, qui remplit son rôle, pour une montre à prix accessible. Sa qualité est globalement moyenne, mais il sera suffisant pour garantir un transport sécurisé.

Conclusion

J’avais pas mal d’aprioris concernant la marque Filippo Loreti. Entre un buzz moyennement maitrisé et une origine assez difficile à cerner, disons que c’était mal parti.

J’ai opté pour un de leur modèle les plus épuré, le plus classique et discret. Et… Je suis mitigé.

A la fois la montre est sympathique avec son jeu de couleur, et en même temps, pour 265€ (prix de base) on s’attend à mieux. Le bracelet parait fragile, il est peu confortable… La qualité des assemblages me laisse pantois, et le nombre de clics de la lunette est incompréhensible.

Néanmoins, pour quelqu’un qui cherche une montre au style “plongée” avec un look qui change d’ordinaire, je ne saurais pas la déconseiller. Je pense qu’à un prix inférieur (100-120€) j’aurais été bien plus enjoué.

Dans la même gamme de prix, je ne penserais pas forcément à cette montre.

Notez qu’elle existe dans d’autres coloris, plus ou moins discrets, de manière à plaire à tout le monde.

Récapitulatif de la Filippo Loreti Okeanos
Les plus
  • Look global
  • Schéma de couleur
  • Choix dans les versions
  • Etanchéité de 100m

 

Les moins
  • Prix plutôt élevé pour une montre à quartz “basique”
  • Verre minéral et non saphir
  • Qualité du bracelet à revoir
  • Confort discutable
  • Nombre de clics de la lunette pas logique
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1 comment
  1. Bonjour
    je suis toujours ton blog qui est toujours parfait , des fois des petites erreurs lolllll
    j’ai a propos de cette marque des idée pas top, car j’ai fait parti des premiers a me lancer au début de cette marque avec le modèle Venice , sincèrement plus joli sur le net qu’en vrai , lecture des aiguilles sur la mienne (cadran blanc) difficile et pour le prix il y a mieux bref, pourquoi j’ai investi… simplement pour le Moonphase et un peu pour le look du net, est surtout j’aime avoir une marque peu connu ( grâce a ton site parfois) , et bien déçu car se n’est pas une vrai Moonphase mais un simple jour/nuit , donc j’ai trouvé le descriptif mensonger etc , d’ailleur je ne l’ai gardé que 2 mois .
    Bien sur les avis ne regarde que moi , mais comme tu dis , avoir des créateur de l’est et le reste chinois et faire passé une montre pour du luxe et soit disant d’origine Italienne pour ceux qui sont novices bofffffffffffffffffff

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