Test : Direnzo 250F

Le web d’aujourd’hui regorge de petites pépites, à tous les niveaux. Des vidéos de chatons aux articles très instructifs, on y trouve tout ce qui est possible et imaginable.

C’est à travers le réseau social Instagram (connu pour sa capacité à partager des images à travers le monde entier) que j’ai découvert la marque Direnzo, une toute jeune marque qui fait son apparition ces jours ci.

Direnzo propose une montre, la Type 250f, qui va bientôt arriver aux devants du public, dans une campagne Kickstarter. La marque annonce directement la couleur, c’est une montre très typée course automobile qu’elle va proposer. Et ça, c’est pour mon plus grand bonheur !

Comme je suis un grand passionné et que La Petite Trotteuse commence à être vraiment bien réputée, j’ai contacté la marque, qui m’a prêté un de leurs prototypes (un modèle réel pour autant, tel qu’il sera livré), pour que je puisse vous la faire découvrir.

Et au menu, on a une montre vraiment intéressante, et très réussie. La vidéo arrive très bientôt 😉

 

 

La marque

Pas question ici de vous faire un long discours, puisque la marque est née en 2015 mais s’avance sur la scène en cette année 2017.

L’idée est simple, pouvoir proposer des montres inspirées de l’esthétique particulière des voitures des années 50, avec des caractéristiques toutefois modernes.

A l’origine on trouve Sergio Godoy Di Renzo, un entrepreneur italien, qui a vécu dans le petit village de Bomba, dans la province de Chieti en Italie.

C’est de son grand père qu’il tient l’amour des belles choses, puisqu’il était artiste peintre et sculpteur pour l’église locale.

La mission de Segio Godoy est donc d’honorer sa mémoire, notamment grace à la création de la marque qui porte son nom.

 

La montre

Quand on parle de montre « automobile », ça veut à la fois dire beaucoup de choses, et rien en même temps. J’ai une définition (personnelle) que je souhaite partager avec vous, ou plutôt une idée assez précise.

Pour moi, une montre typée automobile doit reprendre certains codes graphiques des voitures, voire des voitures de course. Dans la plupart des cas, on va se baser plutôt sur les voitures anciennes, souvent blindées de charme et de caractère.

Il y a par exemple les volants en bois, les sièges en cuir perforé, les éléments de carrosserie en chrome, ou encore (et surtout) les compteurs de mesure de vitesse, de température, et autre.

Une montre typée automobile doit donc être capable de rappeler tout ça, et cette Direnzo y arrive vraiment, sans pour autant tirer vers le kitsch, ou le « trop facile ».

La marque a choisi d’utiliser des formes basiques, simples, épurées, et des matériaux à la fois robustes et jolis.

Vendue à 270$ sur Kickstarter puis 420$ ensuite, c’est une montre dotée d’un mouvement automatique, et d’un look très réussi.

 

Le boitier

Au niveau des caractéristiques, ce boitier n’a rien d’original. Avec son diamètre de 40mm et son épaisseur de 10mm, c’est une taille relativement standard, qui peut être élevée pour certains, mais qui se porte très bien.

Étrangement, elle parait faire la même taille que la Seagull 1963 qui mesure 38mm.

Le boitier est poli, et parfaitement circulaire, avec des cornes d’attache du bracelet fines et bien déportées du boitier, pratique pour pouvoir y adapter n’importe quel bracelet.

On trouve sur la partie supérieure du boitier un cerclage métallique assez fin (environ 2mm) qui est biseauté, et discret, mais qui ajoute tout le cachet nécessaire au boitier de cette montre. Ce cerclage me rappelle celui autour des compteurs de voiture, qui permet de maintenir le verre sur le reste du socle. Très bon point !

La couronne de réglage est plutôt classique, elle aurait peut-être mérité une petite touche de travail en plus, mais c’est un avis très personnel. Elle est facile à utiliser et pratique, puisqu’elle permet de remonter le mécanisme de la montre.

Le verre est en saphir, double dome, et traité anti-reflet. Peut-être que c’est mon prototype, mais je ne trouve pas le verre vraiment puissant en terme de non réflection. Il reflète bien la lumière, mais ça n’a rien de gênant, donc… peu d’importance.

Dommage, l’arrière n’est pas ouvert sur le mouvement. Il est décoré de diverses gravures, jolies, mais j’aurais préféré une vue sur le mécanisme automatique. Tant pis !

 

Le cadran

Tout le monde le sait, le cadran est une composante très importante de la montre, puisque c’est lui qui va définir la bonne (ou la mauvaise) lisibilité de l’heure.

C’est aussi un élément visuellement très important, puisqu’il va jouer sur une énorme partie du design de la montre. Un cadran raté va détruire toute la montre. Non non, ce n’est pas exagéré.

Le constructeur italien a fait le choix judicieux de rappeler les compteurs des voitures de courses anciennes, en utilisant par exemple une police de texte fine et étroite, et surtout un cercle coupé entre 11h et 1h pour afficher les indexes horaires.

C’est cette coupure qui ajoute un peu d’originalité au cadran, et qui laisse toute la place au double zéro placé à 12h.

On trouve sur le cerclage externe toutes les petites graduations nécessaires à une lecture de l’heure précise, ainsi qu’un rappel toutes les 5 minutes. Le tout est bien soigné, et peint dans une couleur qui n’est pas sans rappeler celle des éléments luminescents de certaines montres.

C’est une sorte de vert très pâle qui a été choisi, et qui prend place sur le fond noir. C’est une teinte originale, mais qui ne plaira pas à tout le monde. L’autre coloris de la Direnzo 250F est plus classique, avec un fond beige et une peinture noire.

Les aiguilles sont bien taillées et donnent une bonne lisibilité, et la trotteuse rouge a un mouvement très fluide grâce au mécanisme automatique.

On trouve à 12h le logo textuel de la marque, et à 6h le symbole associé, qui reprend très clairement l’aspect d’un disque de frein. Joli logo, j’adore !

 

Le bracelet

Direnzo a choisi pour cette toute nouvelle montre un bracelet en cuir noir (ou marron sur l’autre version). C’est un cuir véritable, avec une boucle ardillon décorée du logo de la marque.

Le cuir est effectivement de bonne qualité, il est entièrement lisse et décoré d’une simple surpiqure blanche au niveau du boitier. Le bracelet est confortable, il est plaisant, mais… il y a un “mais” !

En effet, Direnzo puise son inspiration dans le monde de l’automobile ancienne, et pourquoi pas du coup utiliser un cuir que l’on trouvait dans les anciennes voitures de course ? Un cuir un peu usé, perforé, aéré ?

Sur les photos que j’ai fait de la montre, vous voyez une paire de gants en cuir. Ce type de cuir aurait été très joli, c’est dommage.

C’est donc un bon bracelet, mais il manque de cachet, de caractère. Heureusement, avec ses 20mm de largeur, il sera facilement remplaçable.

 

Le mouvement

Direnzo a fait le choix d’intégrer un mouvement mécanique à remontage automatique à sa montre, en se portant sur le fabricant Seiko et son légendaire NH35.

C’est un mouvement que l’on a déjà vu sur la Briston Diver, il est réputé solide et est sans aucun doute vendu à un prix intéressant.

Il est capable d’être remonté directement à la couronne, et c’est un argument important quand vous ne portez pas la montre tous les jours.

Ce mouvement assure une réserve de marche (une autonomie) d’une quarantaine d’heures, bien assez pour la porter tous les jours.

 

Le packaging

Quand je réalise un test, je reçois une montre en colis, exactement de la même façon que vous, si vous en commandez une. Je n’ai pas de “traitement de faveur” particulier, à part de temps en temps un mot de la marque.

Si je vous précise cela, c’est parce que le packaging de cette Direnzo m’a très agréablement surpris, et je ne voudrais pas que vous pensiez qu’il m’a été particulièrement réservé.

On reçoit la montre dans une boite noire, en carton épais, plutôt volumineuse. Cette boite est décorée du logo de la marque et de la référence de la montre. Ni plus, ni moins.

En ouvrant cette boite, on y découvre une très belle pochette en cuir marron, un peu “usé”, et vraiment qualitative visuellement. C’est un accueil un peu mystérieux puisque on ne voit pas tout de suite la montre.

Il faut ôter cette pochette de la boite et l’ouvrir pour y découvrir la montre, enfichée dans une petite section souple de l’étui. La montre parait presque petite par rapport à la pochette, qui est en fait un portefeuille avec un emplacement pour une montre.

C’est un emballage vraiment réussi, et pas dénué d’originalité. On connait les “watch roll” que l’on peut trouver chez Dan Henry par exemple, ou Fernweh, mais un étui comme ça, c’est du jamais vu. Il est conçu pour transporter plusieurs cartes et autres, mais une seule montre !

Pour résumer, bravo Direnzo. Cet emballage envoie du pâté. Et j’aime le pâté.

 

Conclusion

Les montres inspirées par l’automobile sont nombreuses, et provoquent toujours un ressenti agréable quand on les regarde ou qu’on les passe au poignet.

Cette Direnzo ne fait pas tache dans la catégorie, avec une montre très réussie, de qualité, et résolument agréable à porter. Au poignet c’est un régal, tant au niveau du confort que de la lisibilité.

Dommage que le bracelet n’ait pas été plus travaillé avec par exemple des perforations, mais c’est un détail qui peut être simplement réctifié.

Le mouvement automatique justifie le prix de 270$, d’autant qu’avec un packaging pareil, elle pourrait être vendue bien plus chère. N’oubliez pas toutefois qu’elle sera commercialisée à 420$ après la campagne Kickstarter.

Bref c’est une très bonne montre, au packaging réussi et au rapport qualité prix très correct.

 

Acheter la Direnzo Type 250F ici (270$)

 

Les plus Les moins
  • Joli design, deux coloris bien différents
  • Excellente lisibilité
  • Mouvement automatique à moins de 300€
  • Packaging très réussi et séduisant
  • Soin des détails et de la construction
  • Le bracelet aurait mérité plus d’attention
  • Si la pochette avait pu emporter deux montres, ça aurait été parfait.

BOITIER
Taille : 40mm. Epaisseur : 10,10mm.
Matière : acier 316L.
Verre : saphir double bombé.
Etanchéité : 5ATM.
CADRAN
Couleur du cadran : noir.
Affichage : analogique.
Luminescence : non.
Complication : -.
BRACELET
Matière du bracelet : cuir.
Largeur du bracelet : 20mm.
Type : boucle ardillon.
Couleur du bracelet : noir, surpiqure blanche.
MOUVEMENT
Type de mouvement : automatique.
Marque : Seiko NH35.
[simple_tooltip content=’Si la montre ne fait aucun bruit audible, elle passe le test !’]Test du chevet : OK[/simple_tooltip]

 


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